Hier, lors d’une assemblée générale obtenue à la sueur de 63 jours de grève, l’ordre du jour a sidéré les salarié·es : mépris et violence institutionnelle.

Malgré le soutien de plus de 200 camarades et de nombreuses organisations syndicales rassemblées devant le siège de l’ADPS, malgré l’interpellation directe de la secrétaire confédérale de la CGT, Sophie Binet, rien. Aucune réponse. Aucun engagement.
Face à des employeurs élus, mais enfermés dans des logiques patronales libérales et asservissantes, les éducateurs et éducatrices de rue refusent de se résigner. La grève est reconduite.
Ils et elles revendiquent :
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La suspension immédiate de l’interprétation inhumaine et injuste de la réforme du service public, comme préalable à une véritable ouverture de négociations ;
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Une augmentation des salaires, afin d’atteindre le niveau de rémunération de leurs homologues du Département ;
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Le maintien des congés ;
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Des budgets à la hauteur pour garantir la continuité et la qualité des actions menées auprès des jeunes.
Où est le courage politique ?
Pourquoi nos élu·es, élu·es par le peuple et pour le peuple, préfèrent-ils abandonner les quartiers plutôt que d’engager des négociations légitimes, sincères et loyales ?
Le vote indigne de nos élu·es les engage. Nous continuerons de rendre publiques les décisions et les responsabilités qui sont les leurs.
La mobilisation perdure : 64 jours se sont écoulés depuis le début du mouvement.
Nos revendications sont légitimes, et les citoyennes et citoyens, à qui nous les expliquons, nous soutiennent.
La grève a un coût humain, mais il est dérisoire au regard des conséquences engendrées par des conditions de travail dégradées, imposées dans une logique de gouvernance méprisante et de management toxique.