En vue du second tour des élections municipales à Nantes, les équipes de la maire sortante, Johanna Rolland (PS), et celles de La France insoumise ont conclu un accord qualifié de « technique ».
Après de longues heures de discussions, les représentants de la liste menée par William Aucant et ceux de Johanna Rolland sont finalement parvenus à un compromis pour le second tour du scrutin municipal.
Dans un contexte politique marqué par la progression d’une droite nantaise jugée de plus en plus radicalisée, les deux camps affirment vouloir « prendre leurs responsabilités » afin d’empêcher une victoire de leurs adversaires dimanche. Ils dénoncent notamment l’influence de la droite soutenue par Bruno Retailleau, la politique budgétaire défendue par Christelle Morançais ainsi que les relais locaux du macronisme.
Les deux formations annoncent ainsi la constitution d’un « front antifasciste » destiné à faire barrage à la droite et à éviter un basculement politique de la ville. Les signataires insistent toutefois sur le fait que cet accord « ne signifie ni effacement ni renoncement » pour les insoumis.
Le principe retenu repose sur le respect du vote exprimé au premier tour. Les 13 542 électeurs ayant soutenu la liste insoumise seront représentés au conseil municipal et au conseil métropolitain proportionnellement au score obtenu dans les urnes.
L’accord prévoit une fusion des listes pour le second tour, permettant à chacune des forces politiques impliquées de mobiliser pleinement ses électeurs.
Les futurs élus insoumis affirment qu’ils agiront et voteront dans le respect de leurs engagements programmatiques et des orientations du Nouveau Front populaire : justice sociale, bifurcation écologique, défense des services publics, égalité et solidarité.
Ils disent également vouloir mener un combat constant contre l’antisémitisme, l’islamophobie et toutes les formes de racisme, afin que Nantes « reste une ville solidaire et ouverte ».
Face aux enjeux du scrutin, les signataires appellent à la mobilisation. Dimanche, estiment-ils, les Nantaises et les Nantais auront l’occasion de faire un choix clair : celui d’une ville « solidaire, écologiste et antifasciste », capable de protéger Nantes et de maintenir une perspective de gauche.