Réunis en commission permanente jeudi 17 septembre, les élus du Département ont voté un budget de 144 500 € en faveur de cinq structures ou associations dont les actions sont structurantes et essentielles pour les femmes victimes de violences et leurs enfants en Loire-Atlantique : Citad’elles, Live Comedy, Le 24, la Maison des femmes Simone de Beauvoir et Daredare.

Le Département finance chaque année de nombreuses actions pour mieux prévenir les violences faites aux femmes et à leurs enfants, les accompagner et les protéger dans leur quotidien et leur parcours de vie. Une vingtaine d’associations et de projets sont concernés. En juillet dernier, les élus départementaux avaient voté une enveloppe d’environ 200 000 € au bénéfice d’une dizaine de structures réparties sur l’ensemble de la Loire-Atlantique. Un maillage essentiel pour agir au plus près des publics concernés.

Pour Michel Ménard, président du Département de Loire-Atlantique :

« La mobilisation du Département pour prévenir, protéger et agir contre toutes les formes de violences se manifeste par un soutien sans relâche aux associations partenaires mobilisées sur notre territoire auprès des femmes victimes et de leurs enfants. Ces structures sont essentielles : elles œuvrent au quotidien pour accompagner ces familles et sensibiliser chacune et chacun d’entre nous à ce combat de société majeur. »

■ 100 000 € pour l’action de Citad’elles, lieu de la Ville de Nantes

Citad’elles est un centre qui accueille et accompagne gratuitement et de manière confidentielle les femmes majeures victimes de violences et leurs enfants. Le centre est ouvert 24 h/24 et 7 j/7. Son activité repose sur une équipe pluridisciplinaire et des permanences de partenaires.

L’objectif est de pouvoir soutenir et accompagner les victimes en un même lieu, afin de leur permettre de sortir des violences et de les aider à se reconstruire. Depuis son ouverture en 2019, 7 000 femmes ont été adressées à Citad’elles.

■ 7 500 € pour la compagnie de théâtre professionnelle Live Comedy

La compagnie de théâtre Live Comedy a créé les ateliers du MOI, qui représentent un espace d’expression pour les femmes victimes de violences conjugales. Les participantes peuvent se retrouver entre pairs, dans un cadre bienveillant et sans jugement, pour partager leurs expériences.

L’objectif est de les accompagner vers une reconstruction, en favorisant la prise de conscience et la mise en mouvement, et de leur permettre d’amorcer un parcours durable de sortie des violences. Ces ateliers se déroulent sur le territoire du vignoble.

■ 30 000 € pour « Le 24 », de la Ville de Saint-Nazaire

La Ville de Saint-Nazaire a ouvert ce centre d’accueil pour les femmes victimes de violences et leurs enfants en septembre 2025. Il est géré par l’association Solidarités Femmes de Loire-Atlantique.

Situé dans l’ouest du département, ce lieu a vocation à accueillir et accompagner les femmes victimes de tout type de violences, notamment les violences conjugales, prostitutionnelles ou au travail, ainsi que dans leurs démarches et dans le maintien du lien parental.

■ 3 500 € pour la Maison des femmes Simone de Beauvoir

La Maison des femmes Simone de Beauvoir est un lieu d’accueil, un centre de ressources, d’information et de documentation ouvert à tous les publics. Elle réunit 19 associations qui partagent un objectif commun : l’émancipation des femmes et la défense de leurs droits.

■ 3 500 € pour l’association Daredare

L’association Daredare, créée en 2023, propose le projet « Entre les silences », une série documentaire sonore qui donne la parole aux femmes victimes de violences sexuelles.

Ce travail est réalisé sous la forme de deux parcours artistiques d’écriture et de création sonore à l’échelle du département, dans la métropole nantaise et le pays d’Ancenis.

Les femmes accompagnées ont contribué à la conception de podcasts disponibles en ligne, afin de sensibiliser le grand public et de consolider le maillage territorial entre les victimes, les citoyens et les institutions qui agissent autour des violences sexistes et sexuelles.

L’association souhaite poursuivre son travail autour du recueil de la parole des victimes et des professionnels qui les accompagnent.

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