Nantes se veut capitale du vélo. Mais lorsqu’il s’agit de choisir ses vélos en libre-service, le « made in France » passe visiblement au second plan.

À partir d’octobre 2026, la métropole déploiera une nouvelle flotte de vélos à assistance électrique. Elle a choisi VOI Technology, entreprise suédoise dont les vélos sont assemblés en Chine, plutôt que Pony, entreprise française qui fait assembler ses vélos en Loire-Atlantique, à une quarantaine de kilomètres de Nantes.

Le paradoxe est difficile à ignorer.

Chez Pony, l’assemblage est réalisé à la Manufacture Française du Cycle, à Machecoul. Batteries, électronique, jantes, selles, béquilles et pièces plastiques sont produits en France ou en Europe. Seuls certains composants, notamment le cadre et les câbles de frein, viennent d’Asie.

D’un côté, une entreprise qui relocalise et fait travailler l’industrie régionale. De l’autre, des vélos assemblés en Chine. Et c’est la seconde solution que Nantes a retenue.

Quel message la collectivité adresse-t-elle aux entreprises qui investissent dans le territoire lorsqu’elle préfère une solution assemblée en Chine à un acteur industriel français engagé dans une démarche de relocalisation ?

Pony, de son côté, refuse de dramatiser. « Ce marché ne va pas sceller notre destin », tempère Paul-Adrien Cormerais.

Le choix est d’autant plus surprenant que le marché français du cycle traverse une période difficile.

« Dans une ville soucieuse des critères environnementaux, c’est un peu le rendez-vous manqué », déplore Aurélie Duthoit, déléguée générale de CYGO – Cycles Grand Ouest.

Car l’écologie ne devrait pas s’arrêter au moment où l’on monte sur le vélo. Elle devrait aussi commencer là où le vélo est fabriqué.

Nantes veut donner l’exemple en matière de mobilité douce. Elle aurait pu donner l’exemple en matière de relocalisation industrielle.

Elle a choisi de ne pas le faire.

Cette publication a un commentaire

  1. Morata

    Purement HONTEUX d’acheter des vélos à la Chine pays qui a pourri la planète pendant plus d’un an avec le virus de wuhan COVID-19 en 2020 et à ce jour n’a toujours pas indemnisé la France. La chine pays champion du monde de la contrefaçon et de la concurrence déloyale qui s’appuie sur une exploitation humaine à outrance.
    Cette pandémie COVID-19 aurait pu être évitée si la chine n’avait pas fait de la rétention d’informations fin 2019.
    Curieusement notre président Macron lors de son voyage en chine debut 2026 a oublié de demander à X jing ping de sortir son chéquier. La pandémie chinoise a coûté des centaines de millions à la France et provoqué pléthore de dépôts de bilans, faillites, licenciements, chômage.
    HONTE À LA VILLE DE NANTES complètement irresponsable.

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