Près de 5 000 personnes ont défilé dans les rues de Nantes ce vendredi 1er mai 2026 à l’occasion de la fête du Travail.

La manifestation s’est globalement déroulée dans le calme, malgré quelques tensions en fin de parcours. Deux policiers ont été blessés lors d’incidents impliquant un groupe restreint d’individus cagoulés, vêtus de noir, qui ont lancé des fumigènes en direction des forces de l’ordre.
L’intersyndicale de Loire-Atlantique a réaffirmé ses principales revendications, déjà portées ces derniers mois : des augmentations de salaires pérennes plutôt que des primes ponctuelles, des mesures face à la hausse des prix de l’énergie, ainsi que la défense de l’emploi et l’amélioration des conditions de travail.
Dans un communiqué, la CGT est également revenue sur ce qu’elle qualifie de « tentative de passage en force » du gouvernement concernant le statut du 1er mai. Le syndicat critique une proposition de loi portée par Gabriel Attal, soutenue par la droite et l’extrême droite, et rejetée par l’ensemble des organisations syndicales.
Selon la CGT, cette proposition reposait sur plusieurs points contestés : elle aurait favorisé les grandes entreprises au détriment des commerces de proximité et des artisans ; elle aurait concerné un large éventail de secteurs au-delà des seules boulangeries et fleuristes ; enfin, elle n’aurait pas garanti une rémunération doublée ni le caractère réellement volontaire du travail ce jour-là.
Le syndicat estime que la mobilisation a permis de faire reculer le projet. « Le rapport de force a payé », affirme-t-il, saluant les nombreuses actions menées, notamment à Nantes et à Saint-Nazaire auprès des députés.
En fin de manifestation, un hommage a été rendu place du Bouffay à Oussama Sbaï par ses « compagnons de lutte ».