
Ce jeudi 5 novembre, les rues de Nantes ont accueilli un important cortège de manifestants. À l’appel de plusieurs organisations syndicales, près de 30 000 personnes auraient participé à cette journée de mobilisation à Nantes, pour réclamer de meilleurs salaires et défendre leur pouvoir d’achat.
Salariés du public et du privé, retraités, lycéens et étudiants ont répondu à l’appel lancé par la CGT, l’UNSA, la CFDT, FO, la FSU et l’intersyndicale de la fonction publique. Tous se sont retrouvés dans la rue pour exprimer leur inquiétude face à la hausse du coût de la vie et demander des mesures concrètes en faveur du pouvoir d’achat.
La mobilisation a également été importante à Saint-Nazaire. Selon le média Saint-Nazaire Infos, environ 5 500 personnes ont défilé dans les rues de la ville. Ces rassemblements témoignent de l’ampleur de la contestation sociale dans le département.
Une mobilisation qui dépasse le cadre syndical
Au-delà des revendications salariales, cette journée a rassemblé différentes générations et catégories de la population. Les manifestants ont notamment dénoncé la dégradation de leur pouvoir d’achat dans un contexte marqué par l’augmentation des dépenses quotidiennes.
Les organisations syndicales ont placé au cœur de cette mobilisation la question des rémunérations, avec des revendications portant sur les hausses de salaires, les pensions de retraite et l’amélioration des conditions de vie.
Le mouvement ne devrait pas s’arrêter à cette seule journée. Les organisations de Gilets jaunes, ainsi que plusieurs syndicats lycéens et étudiants, ont annoncé leur intention de poursuivre les mobilisations vendredi 6 et samedi 7 novembre.
Des tensions en marge du rassemblement nantais
Si la manifestation a d’abord été marquée par une forte participation, des tensions ont également été signalées en milieu de journée à Nantes.
Peu après 13 heures, les forces de l’ordre ont procédé à de premiers tirs de grenades lacrymogènes dans le secteur situé entre le CHU et la place du Commerce. Des heurts ont été rapportés alors que le cortège approchait de sa phase de dispersion.
De son côté, le ministère de l’Intérieur a fait état de « premiers incidents signalés lors de la dispersion du cortège ».
Cette journée du 5 novembre aura ainsi été marquée à la fois par une importante mobilisation populaire et par des épisodes de tension en marge du rassemblement.
À Nantes comme à Saint-Nazaire, la participation témoigne de la place centrale qu’occupe désormais la question du pouvoir d’achat dans les revendications sociales.