« Ce qui s’est passé hier soir rue de Pornichet est un drame absolu. » Présente hier soir aux côtés des familles touchées et des habitants du quartier, Johanna Rolland déclarait que « Nantes est endeuillée par l’insupportable mort d’un adolescent ». Moins de 24 heures après cette fusillade sur fond très probable de narcotrafic, la maire de Nantes s’est à nouveau rendue ce matin au Port Boyer aux côtés du ministre de l’Intérieur. « Toutes nos pensées sont tournées vers la maman de ce jeune homme, toute sa famille et ses proches, les habitantes et les habitants. Nous leur redisons notre soutien le plus total. »

Face à l’émotion immense et à l’inquiétude légitime des habitantes et des habitants, Johanna Rolland a porté leur parole auprès du ministre : elle lui a d’abord demandé des renforts immédiats pour répondre aux attentes légitimes des habitants. Elle lui a par ailleurs également demandé des renforts durables en matière de police et de justice. « Face à ces réseaux, et à des actes d’une telle violence, la plus grande fermeté s’impose. Le renforcement durable des moyens de police et de justice est indispensable pour répondre avec une fermeté républicaine totale aux violences qui ont endeuillé Nantes ces dernières semaines. Ces crimes, qui frappent aujourd’hui de trop nombreuses villes françaises dans un contexte national marqué par l’explosion des trafics et des règlements de comptes, appellent une mobilisation résolue de l’ensemble des pouvoirs publics. »
Le ministre de l’Intérieur s’est engagé sur ces deux points. Il a notamment annoncé que Nantes accueillera prochainement une antenne de l’Office Anti-stupéfiants (OFAST) et bénéficiera de nouveaux effectifs afin de renforcer durablement la présence des forces de l’ordre sur le terrain et les moyens d’enquête. D’ores et déjà 6 nouveaux policiers arriveront prochainement sur Nantes pour la création de cette antenne et 8 pour la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) de Rennes afin de soulager la BRI de Nantes.
Johanna Rolland a salué ces premiers engagements : « Ils permettront de renforcer les moyens d’enquête, en premier lieu pour retrouver les auteurs de ce meurtre, et de porter un coup d’arrêt aux réseaux criminels qui mettent en danger la population. Dans cette bataille contre le narcotrafic, la mobilisation doit être totale : de la réponse pénale la plus ferme pour démanteler les réseaux aux actions de prévention, notamment auprès des plus jeunes. C’est pourquoi j’ai proposé au ministre que le projet LIMIT’S*, mené par la Mildeca (Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives) dans le quartier du Breil, soit étendu à Port Boyer et à la Bottière. »
La maire de Nantes a également annoncé qu’une cellule d’aide et d’écoute psychologique gratuite est ouverte depuis ce matin au Centre socio-culturel de Port Boyer pour accompagner celles et ceux qui en ressentent le besoin. Elle a enfin réaffirmé que la Ville de Nantes restera pleinement mobilisée pour soutenir les familles, accompagner les habitantes et les habitants du quartier et défendre le droit fondamental de chacun à vivre en sécurité.
*Limit’s : dispositif national de prévention pour éviter que les jeunes ne basculent dans les trafics de stupéfiants, expérimenté depuis 2024 dans le quartier du Breil à Nantes