
À la suite de l’attentat raciste commis à Trappes et à La Verrière, les élu·es du groupe La Nouvelle Nantes rendent hommage aux victimes et appellent à l’unité contre le racisme et l’islamophobie. Ils et elles seront présent·es ce lundi 26 octobre à 18 heures, devant la préfecture de Nantes, aux côtés des collectifs et associations antiracistes.
Un attentat raciste, négrophobe et arabophobe a été commis ce vendredi 23 octobre à Trappes et à La Verrière, faisant un mort et plusieurs blessé·es, dont une fillette de 12 ans criblée de balles. Nous adressons aux familles et aux proches des victimes nos pensées les plus chaleureuses, ainsi que nos sincères condoléances à la famille de Pengo Bossio Wangi, 26 ans, lâchement assassiné.
Cet attentat est le résultat de discours racistes décomplexés qui se généralisent dans les médias ainsi qu’au sein d’une partie de la classe politique. Lorsque CNEWS qualifie Trappes de « capitale européenne du djihad » en 2021, lorsque Zemmour affirme que « Trappes est régie par la loi islamique », ou lorsque Bardella déclare que « Trappes, ce n’est plus la France », un climat de violence est entretenu, contribuant à désigner les habitant·es comme des cibles. À Nantes, Laurence Garnier et Foulques Chombart de Lauwe apportent publiquement leur soutien à Bruno Retailleau, qui scandait en 2025 « À bas le voile » et parlait de jeunes Noirs et Arabes comme étant en « régression vers leurs origines ethniques ». Ces responsables politiques ne peuvent prétendre s’associer à l’hommage aux victimes sans être interpellés sur les discours qu’ils soutiennent.
Ce lundi 26 octobre, des rassemblements sont organisés partout en France à 18 heures, à l’appel de collectifs et d’associations antiracistes qui luttent depuis des années contre le racisme et l’islamophobie, afin de rendre hommage aux victimes. Les élu·es de La France insoumise se tiendront à leurs côtés. Face à un tel attentat, nous appelons à l’unité. Mais cette unité doit se construire dans la clarté, autour de celles et ceux qui combattent quotidiennement les discriminations et les violences racistes.
À Nantes, nous regrettons la multiplication des initiatives et souhaitons que tous les appels puissent converger autour des associations et des collectifs antiracistes, dont l’engagement de longue date n’est plus à démontrer. Pour nous, les élu·es et la municipalité doivent avant tout se tenir aux côtés de celles et ceux qui luttent contre le racisme tout au long de l’année. C’est pourquoi les élu·es du groupe La Nouvelle Nantes seront présent·es dès 18 heures devant la préfecture, aux côtés des collectifs et des associations antiracistes, et appellent à l’unité.
Nous appelons toutes celles et tous ceux qui défendent une France unie contre la haine raciste de l’extrême droite à se rassembler à leurs côtés.