
Johanna Rolland condamne fermement les violences survenues en marge des manifestations du 17 octobre, tout en appelant le chef de l’État à prendre ses responsabilités face à la crise sociale et politique.
« »Je condamne avec la plus grande fermeté les violences inacceptables qui ont eu lieu en marge et à l’issue des manifestations en France et à Nantes. La dégradation et le pillage de commerces, de mairies et de bâtiments publics sont des actes intolérables qui n’ont pas leur place en démocratie. Leurs auteurs devront être identifiés et condamnés.
Dans les prochains jours, je rencontrerai les associations et les commerçants concernés afin de proposer le soutien concret de la Ville de Nantes.
Aucun mouvement social ou politique ne saurait légitimer la violence ni s’en accommoder. Ce sont ainsi des revendications justes et légitimes qui se trouvent étouffées par la brutalité gratuite de quelques-uns.
Ce samedi 17 octobre 2026, plus d’un demi-million de citoyennes et de citoyens ont manifesté pacifiquement en France pour exprimer leur profonde colère. La présence de lycéens, d’étudiants, de salariés, d’agriculteurs et de retraités démontre qu’un mouvement social inédit prend corps, nourri par une accumulation de mécontentements portant notamment sur le droit à une éducation de qualité, le pouvoir d’achat, l’urgence climatique ou encore la justice sociale.
Le Gouvernement porte une lourde responsabilité en n’offrant aucune issue politique aux attentes qui s’expriment depuis de nombreuses semaines et dont certaines se sont manifestées depuis plusieurs années.
Dans la gravité de la crise que traverse le pays, c’est au chef de l’État de prendre l’initiative pour apporter des réponses justes et apaiser le pays. »