Le projet de rachat du FC Nantes ne verra finalement pas le jour. Waldemar Kita a annoncé jeudi l’arrêt des discussions avec Phenix Capital, estimant que le groupe candidat à la reprise n’avait pas présenté les garanties financières nécessaires pour mener l’opération à son terme.
Le feuilleton de la vente du FC Nantes connaît un nouveau rebondissement. Alors que des discussions étaient engagées depuis plusieurs semaines avec Phenix Capital, Waldemar Kita a décidé de mettre un terme au processus de cession du club nantais, actuellement engagé en Ligue 2. En cause, selon le propriétaire des Canaris, l’incapacité des potentiels repreneurs à fournir les garanties attendues et à constituer un dossier conforme aux exigences de la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG).
Le 28 septembre 2026, les deux parties étaient entrées en négociations exclusives. Un compromis de vente avait également été signé, dans l’attente de la présentation du projet de reprise devant l’instance chargée du contrôle financier des clubs professionnels français. Mais les conditions nécessaires à la finalisation de la transaction n’ont finalement pas été réunies.
Dans un communiqué, le camp Kita explique que, « malgré de multiples demandes et les délais accordés », le candidat à la reprise et ses conseils n’ont pas été en mesure de fournir les garanties financières annoncées ni de présenter l’ensemble des documents indispensables à la validation de l’opération par la DNCG.
Le constat est sans appel pour le propriétaire nantais. La promesse de vente étant devenue caduque, Waldemar Kita a choisi de mettre définitivement fin aux discussions, considérant que le projet présenté par Phenix Capital « n’était manifestement pas sérieux ».
Waldemar Kita défend sa décision
Face à l’échec de cette tentative de rachat, le dirigeant nantais justifie sa décision par la nécessité de protéger les intérêts du club et de ses salariés. Il affirme que sa priorité reste d’assurer la stabilité du FC Nantes et de préserver ses perspectives de développement.
« Ma priorité a toujours été d’assurer la stabilité et le développement du FC Nantes et de veiller à ses intérêts et à ceux de ses salariés », déclare-t-il.
Pour Waldemar Kita, les éléments présentés par les investisseurs ne permettaient pas d’envisager une transition dans des conditions suffisamment solides. Il estime que le projet ne garantissait ni une reprise saine et durable ni la pérennité du club à long terme. Dans ces circonstances, poursuivre les négociations aurait représenté un risque qu’il ne souhaitait pas prendre.
Le groupe Phenix Capital réunissait des investisseurs français, portugais et luxembourgeois. Malgré l’avancée du processus et la signature d’un compromis de vente, cette opération échoue donc avant même son examen définitif par les instances financières compétentes.
Quel avenir pour le FC Nantes ?
Pour l’heure, Waldemar Kita maintient sa position et privilégie, selon ses déclarations, la stabilité du club à une cession qu’il juge insuffisamment sécurisée. Reste désormais à savoir si un nouvel investisseur se manifestera avec un projet répondant aux exigences financières et aux attentes liées à l’avenir des Canaris.