La 43e édition des Journées du Patrimoine et du Matrimoine se déroule les 19 et 20 septembre dans tous les quartiers nantais. Forte d’une programmation riche de plus de 280 animations, cette édition offre aux Nantaises et aux Nantais l’occasion de découvrir ou de redécouvrir le patrimoine de la Ville dans toute sa diversité, à travers des visites de lieux, des conférences, des démonstrations et des expositions. Cette nouvelle édition est l’occasion de célébrer, à travers la programmation, plusieurs anniversaires : celui des 200 ans de la photographie, ainsi que celui des 90 ans du Front populaire.

Le rendez-vous annuel incontournable de la rentrée pour tous les passionnés du patrimoine et du matrimoine

Depuis le milieu des années 1980, c’est LE rendez-vous incontournable de la rentrée à Nantes. C’est un week-end qui voit chaque année les habitantes et les habitants partir en nombre à la (re)découverte de la Ville.

Les Journées du Patrimoine et du Matrimoine à Nantes, qui se distinguent par leur démarche inclusive, reviennent en 2026 dans leur format habituel, entre visites, balades commentées, expositions et rendez-vous inattendus.

Cette nouvelle édition s’annonce particulièrement dense, avec plus de 280 animations réparties sur l’ensemble des quartiers nantais et proposées par des organisateurs institutionnels et associatifs. L’occasion pour tous les passionnés de patrimoine, ou tout simplement pour les curieuses et les curieux, de redécouvrir Nantes et son histoire.

Une femme à l’honneur : la photographe Hélène Cayeux

Dans le cadre des thématiques nationales des Journées du Patrimoine et du Matrimoine, consacrées cette année au « Patrimoine de la photographie » et au « Patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer », la Ville a souhaité mettre en lumière le travail d’une femme photographe dont l’œuvre constitue un témoignage précieux du monde du travail nantais.

Amoureuse du Paris populaire, Hélène Cayeux (1946-2017) découvre Nantes au milieu des années 1970. Pigiste puis photojournaliste pour Ouest-France, elle se passionne pour celles et ceux qui travaillent, pour les gestes, les métiers, les solidarités, mais aussi pour les luttes sociales qui marquent une période de profondes mutations industrielles.

Aussi discrète que talentueuse, Hélène Cayeux avait « l’œil » : cette capacité rare à saisir l’essentiel en un seul cliché. Pour les syndicalistes qui l’ont côtoyée, elle faisait partie de la « famille », celle de celles et ceux qui triment, résistent et se battent.

Ses archives photographiques, conservées pour l’essentiel au Centre d’histoire du travail, constituent aujourd’hui une ressource majeure pour comprendre l’évolution du monde ouvrier et des mobilisations sociales. Elles rappellent combien la photographie peut être un outil de mémoire, de transmission et d’émancipation.

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